Le Parmesan : record de production et d’exportations

3 650 563 meules produites (+5,2%) et 2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires lié à la consommation. La part des exportations grimpe en flèche de 38 %.

 

Parme, le 23 avril 2018 – Les données financières du secteur du Parmesan ont été présentées lors de la Conférence de Presse à Milan. Étaient présents le Président du Consortium, Nicola Bertinelli, le Vice-Président, Guglielmo Garagnani, et le Vice-Ministre des Politiques Agricoles, Alimentaires et Forestières, Andrea Olivero.

2017 a été une année record pour la production de Parmesan qui a connu une augmentation totale de 5,2% par rapport à l’année précédente. Les plus de 3,65 millions de meules (environ 147 000 tonnes) produites en 2017 représentent le taux de production le plus haut jamais atteint dans l’histoire séculaire du Parmesan. Un chiffre d’affaires de 2,2 milliards d’euros pour le produit d’Appellation d’Origine Protégée, qui se développe de plus en plus à l’étranger : c’est un résultat satisfaisant pour une production avec une croissance constante qui a besoin de conquérir de nouveaux marchés. Durant les 3 dernières années, la production de Parmesan est passée de 3,3 millions à 3,65 millions de meules, soit une augmentation de 10%. Le Parmesan connaît aussi une bonne évolution en ce qui concerne les prix. Quand, en 2016, le prix au kilo était de 8,60 euros, en 2017 le prix moyen tournait autour des 9,81 euros, soit une augmentation de 14% (source : Borsa Comprensoriale Parma bulletins).

L’Italie représente 62% du marché de la consommation tandis que la part des exportations est de 38% (+3,9% par rapport à l’année précédente). La France est le premier marché d’exportation (9800 tonnes), suivie de l’Allemagne (9460 tonnes), des États-Unis (9075 tonnes), du Royaume-Uni (6163 tonnes) et du Canada (2380 tonnes). Alors que les exportations vers la France, l’Allemagne, le Canada et le Royaume-Uni ont fortement augmenté (respectivement de 11,3%, 3,2%, 8,1% et 6,6%), les exportations vers les États-Unis ont ralenti (-9,3%) en raison du cours euros/dollars et de la concurrence avec des produits similaires. D’autre part, les exportations vers le Canada ont augmenté, confirmant ainsi, grâce aux accords CETA, les opportunités de développement attendues.

La Conférence de Presse a été l’occasion de présenter un aperçu du secteur, mais aussi de discuter des actions que le Consortium entreprendra pour accompagner sa croissance. Le défi est de positionner le produit sur le marché à un prix avantageux : une nouvelle croissance de la production est attendue en 2018, portant le nombre de meules à plus de 3,7 millions. Afin d’augmenter la demande en Italie et à l’étranger, le budget du Consortium inclut un investissement de 20 millions d’euros dans la communication (12 en Italie et 8 à l’étranger), soit 7 millions de plus que l’année précédente.

La stratégie du Consortium repose sur quatre piliers : le caractère distinctif du produit, l’augmentation des exportations, la lutte contre les contrefaçons et le développement des ventes directes des fermes laitières. Le premier, et le plus important des piliers, concerne le caractère distinctif du produit : « 3,5 millions de familles sont fidèles au Parmigiano Reggiano, 3,9 millions au Grana Padano et 14 millions de familles achètent l’un ou l’autre, sans distinction. Pour augmenter les ventes, nous avons mis en place des actions de repositionnement de marque, renforçant ainsi la communication avec l’objectif de transmettre aux consommateurs les avantages qui font du Parmesan AOP un fromage unique au monde. C’est un produit qui se démarque de la concurrence grâce à la sélection des meilleurs produits naturels, à l’absence totale de conservateurs et d’additifs et à la fidélité à la même recette depuis 1000 ans », explique Nicola Bertinelli, Président du Consortium du Parmesan.

Le deuxième pilier est celui des exportations : le Consortium a augmenté les investissements à l’étranger tant dans le marketing que dans les relations publiques, en créant un réseau de bureaux de presse sur les marchés cibles. Les exportations sont l’un des principaux moyens de stimuler la production : le Consortium s’est fixé l’objectif ambitieux de croître de 2 à 3 points de pourcentage par an et d’atteindre l’objectif de 1,6 million de meules exportées d’ici 2021.

Le troisième pilier est celui de la lutte contre la contrefaçon qui, concrètement, se traduit par une plus grande transparence au bénéfice de tous les consommateurs. Depuis 2017, le Consortium a renforcé ses programmes de surveillance qui couvrent désormais 100% des entreprises de râpage et des laboratoires de dosage, afin de garantir aux consommateurs l’authenticité du produit.

Quatrième et dernier pilier, le consortium soutient et encourage les ventes directes. Les laiteries doivent avoir un accès plus grand et plus direct au marché, non seulement à travers les magasins à la ferme, mais aussi à travers les ventes en ligne et les relations directes avec les petites chaînes de supermarchés et la chaîne HoReCa. L’objectif est d’augmenter la part des ventes directes jusqu’à un tiers de la production totale.

Le fait intéressant émerge de la considération donnée à l’aspect artisanal et au caractère distinctif du Parmesan AOP : pour répondre aux différents besoins du marché, 137 laiteries sur 335 possèdent d’autres certifications en plus de la certification AOP. Ces certifications incluent le Parmesan Bio, la Vache Blanche de Modène, la Vache Rouge de Reggio, la Vache Brune, aussi bien que le Produit de Montagne, Casher, Halal et les très longs temps de maturation prétendument appelés temps de « méditation ». Plus de 360 000 meules affichent régulièrement des prix à la consommation qui sont supérieurs à la moyenne. L’objectif du Consortium est de promouvoir ces nouveaux segments ainsi que les ventes directes des fermes laitières : ce marché est moins affecté par la situation économique générale et génère des revenus pour les producteurs.

« Le Parmesan a connu une année record en termes de production, de prix et d’exportations. Le défi consiste maintenant à positionner le produit en ouvrant de nouveaux espaces de marché. Pour atteindre nos objectifs, nous demandons au gouvernement une aide concrète, aussi bien en Italie — où des sanctions plus sévères sont nécessaires pour ceux qui ne respectent pas les règles — qu’à l’étranger, en luttant contre la contrefaçon et en définissant correctement les détails des accords bilatéraux » a conclu Nicola Bertinelli, Président du Consortium du Parmesan.

« Le succès du Parmesan nous satisfait et renforce le partenariat entre les institutions et le monde de l’entrepreneuriat ; Être présent aujourd’hui signifie non seulement célébrer le succès d’un produit AOP largement reconnu et récompensé par les consommateurs italiens et étrangers, mais aussi reconnaître le travail accompli par l’ensemble de la chaîne de production pour véhiculer les caractéristiques intrinsèques d’un produit italien d’excellence. En tant que gouvernement, nous continuerons à nous engager à lutter contre la contrefaçon et à faire en sorte que les indications géographiques deviennent une valeur mondiale » a déclaré le Vice- Ministre Andrea Olivero.

 

www.parmigianoreggiano.com

Nous utilisons des cookies.

Pour vous garantir la meilleure navigation possible, vous proposer des offres et services personnalisés et réaliser des statistiques de visite afin améliorer votre expérience sur le site, merci d'accepter ou non, l'utilisation des cookies.Politique de confidentialité cookies.